31.08.2006
Cordophone - Pluriarc
· Pluriarc: plusieurs arcs musicaux sont fixés sur un même résonateur. Instrument typiquement africain, il existe encore en Afrique équatoriale et centrale (Cameroun, Gabon, R. P. du Congo, R.D. du Congo...).

Photo: Hénault Ch.
Légende: Musicien Kuba et son pluriarc
Pays: R.D. du Congo
fb/plur

Carte postale: Avant 1920
Editeur: -
Légende: Congo
Pays: R. D. du Congo
fb/col1076
La carte postale ci-dessus a comme unique légende "Congo". La photo a vraisemblablement été prise chez les Woyo, dans la région côtière que borde l'Océan Atlantique (partie Occidentale de la R. D. du Congo et de l'enclave de Cabinda) où l'on retrouve ce long tambour, caractéristique de cette région.
Ce grand tambour mâle "Ndungu" accompagné d'un plus petit femelle "Missaku" sont utilisés pour la danse de l'institution -Ndunga-: "institution agissant au bénéfice de la communauté en combattant le mal".Le pluriarc se compose d'un corps de résonance dont la partie arrière est traversée par une série d'arcs de tension fortement incurvés. La surface supérieure forme la table d'harmonie. Chaque arc possède sa courbure propre. Les cordes en fibres végétales sont enroulées et fixées au bout de ceux-ci et passent de là par de petites ouvertures au plateau où elles sont retenues, à l'intérieur du corps de résonance, contre le plateau, par un petit bâtonnet. Chaque corde présente donc une inclinaison différente, et produit sa propre hauteur de son. Le pluriarc présente donc sous une forme inachevée, toutes les caractéristiques de la harpe arquée.

fb/logom1

fb/pluri2

fb/820

fb/cor1
Hormis leur rôle instrumental d'accompagnement du chant et de la danse, le pluriarc est souvent un facteur de communication entre le monde des vivants et le monde des esprits, notamment l'esprit des ancêtres décédés. C'est pourquoi il n'est donc pas rare de l'entendre dans les cérémonies de guérison ou de louanges aux esprits protecteurs. Sa musique est donc un langage de communication et d'union des deux mondes. Chez les Mongo de la Province du Bandundu, plusieurs pluriac interviennent dans l'orchestre accompagnant la danse spéciale constituant la fin des cérémonies d'exorcisme des femmes "Zebola", possédées par un mauvais esprit.
Photo: Lamote C.
Source: InforCongo - Guide du voyageur: Congo Belge & Ruanda-Urundi - 1958 - p. 704/705
Légende: Equateur -Peuple des Mongo- Orchestre accompagnant la danse spéciale constituant la fin des cérémonies d'exorcisme des femmes "zebola", possédées par un mauvais esprit.
Pays: Territoire de Bikoro - Région de l'Equateur - R.D. du Congo
fb/racle3
Cet ensemble comprend: un aérophone (lotodji ?), trois pluriarcs (lokombi), deux racles (bokwasa).
"Pour en jouer le musicien appuie la partie inférieure contre son estomac, en tenant l'instrument horizontalement; de la main droite il fait vibrer les cordes à l'aide d'un doigtier en vannerie ajusté au bout de l'index. Des doigts de la main gauche il appuie les cordes contre le plateau d'harmonie, marquant ainsi les notes. Il imite le cri de guerre, le bruit d'une lutte, les guerriers qui se meuvent dans les hautes herbes, les clameurs d'angoisse des femmes et des enfants, et aussi le rire ou la voix du blanc en colère." (Extrait de Belgique coloniale 1897)

Source: Notes ethnographiques sur les peuples Bakuba - Torday & Joyce - 1910
Légende: Le vieux Nyibita
Pays: R.D. du Congo
fb/cord046

PLURIARC
Nom vernaculaire: lakweemy
Ethnie: Kuba
Pays: R. D. du Congo
Dimension: ~ 66 cm
Matériau: bois, fibres (8 cordes)
Classé par Laurenty comme "pluriarc type kasayi", ce pluriarc provient de la région des Kuba. Il est caractérisé (comme les autres pluriarc de ces régions), par la forme de sa caisse de résonance creusée par la base (gravée de motifs géométriques) et de sa table ogivale. Selon J. Maes le pluriac dans ces régions ne ferait pas partie de l'orchestre, il serait uniquement un instrument de la vie privée.
Les cordes en fibres végétales sont au nombre de 8.
La table d'harmonie ainsi que la caisse de résonance de ce pluriac, sont gravées de motifs décoratifs semblables à ceux que l'on retrouve sur les fameux velours du Kasaï (dessins géométriques rectilignes et curvilignes, ou "bwiin"). Torday dans son étude sur les peuples Bakuba, (1911) et plus récemment le R. F. Joseph Cornet dans étude sur l'Art Royal Kuba, (1982) ont décrit et illustré cette art décoratif Kuba. C'est en effet le peuple Kuba (le royaume kuba est un ensemble de tribus dont le roi est le chef de la tribu la plus importante: les Bushoong) qui développa avec le plus de bonheur cet art géométrique abstrait; ces créations partant des motifs traditionnels et dont l'équivalent se retrouve dans les royaumes Tshokwe, Luba et Kongo voisins. Ce dessin abstrait est complexe, outre la survivance d'archaïsmes fondés sur le chevron, le dessin Kuba s'inspire aussi de "tatouages-scarifications" qui étaient encore incisés jusqu'il y a peu sur le ventre des fillettes impubères.
On remarquera plus particulièrement sur l'arrière du pluriac parmi les motifs "bwiin", le motif "imbol" simple, un des plus commun et que l'on retrouve sur beaucoup d'objets Kuba.

PLURIARC
Nom vernaculaire: lakweemy
Ethnie: Kuba
Pays: R. D. du Congo
Dimension: ~ 76 cm
Matériau: bois, fibres (7 cordes)

PLURIARC
Nom vernaculaire: lakweemy
Ethnie: Kuba
Pays: R. D. du Congo
Dimension: ~ 63 cm
Matériau: bois, fibres (4 cordes)
PLURIARC
Nom vernaculaire: lakweemy
Ethnie: Kuba
Pays: R. D. du Congo
Dimension: ~ 81 cm
Matériau: bois, fibres (7 cordes)

PLURIARCNom vernaculaire: lakweemy
Ethnie: Kuba
Pays: R. D. du Congo
Dimension: ~ 74 cm
Matériau: bois, fibres (8 cordes)

PLURIARC
Nom vernaculaire: -
Ethnie: Huana ou Hungaan
Pays: R. D. du Congo
Dimension: ~ 88 cm
Matériau: bois, fibres (4 cordes)
Ce pluriarc des Huana ou Hungaan de la région de Kikwit peut être rapproché du pluriac n° 256 décrit dans l'étude de Laurenty sur les cordophones. Dans cette étude le pluriarc dénommé (saambi) est classé comme atypique et provient du territoire des Mbala. Les Mbala et les Hungaan étant des peuples voisins.
Ce pluriarc à 4 arcs est caractérisé par une table d'harmonie posée en retrait de l'extrémité inférieure de la caisse de résonance. Elle possède à l'extrémité supérieure un prolongement sculpté en tête (voir détail ci-dessus). Le chevalet est une simple languette posée sur la table et y est maintenu par les cordes qui s'appuient contre lui.
Nom vernaculaire: -
Ethnie: Salampasu
Pays: R. D. du Congo
Dimension: ~ 82 cm
Matériau: bois, fibres (6 cordes)
Nom vernaculaire: -
Ethnie: -
Pays: R. D. du Congo
Dimension: ~ 74 cm
Matériau: bois, fibres (5 cordes)

PLURIARC
Nom vernaculaire: logombe / lokombe
Ethnie: Sakata
Pays: R. D. du Congo
Dimension: ~ 77 cm
Matériau: bois, fibres (5 cordes)
PLURIARC
Nom vernaculaire: -
Ethnie: -
Pays: R. C. Africaine
Dimension: ~ 72 cm
Matériau: bois, fibres, métal (5 cordes)
Nom vernaculaire: -
Ethnie: Bamoun
Pays: Cameroun
Dimension: ~ 38 cm
Matériau: bois, fibres, métal (5 cordes)

ELEMENT DE CEINTURE ROYALE (YET)
Nom vernaculaire: lakweemy
Ethnie: Kuba
Pays: R. D. du Congo
Dimension: ~ 15 & 10 cm
Matériau: tissu, cuir, cauris, perles
La ceinture "yet" est généralement constituée d'une ceinture à quatre rangées de perles à laquelle sont suspendus des pendants (de vingt à trente).
Les pendants sont de deux types:
- des coquillages.
- des imitations d'objets divers, décorés de perles et de cauris, parmi ceux-ci le pluriarc ou "lakweemy".
Il faut encore remarquer que ce type de pendant est souvent en deux exemplaires, l'un essentiellement décoré de cauris et l'autre, son jumeau qui est décoré avec une majorité de perles (voir pour d'autres éléments de ceinture "yet" dans les idiophones – les cloches).
ELEMENT DE CEINTURE ROYALE (YET)
Nom vernaculaire: lakweemy
Ethnie: Kuba
Pays: R. D. du Congo
Dimension: ~ 11 cm
Matériau: tissu, cuir, cauris, perles
ELEMENT DE CEINTURE ROYALE (YET)
Nom vernaculaire: lakweemy
Ethnie: Kuba
Pays: R. D. du Congo
Dimension: ~ 12 cm
Matériau: tissu, cuir, cauris, perles
07:54 Écrit par sanza dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : pluriac |
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30.08.2006
Cordophone - Arc musical
· Arc musical: Le plus primitif et le plus ancien des cordophones est l'arc musical, que l'on peut comparer à l'arc de chasse (il est possible que l'arc de chasse fut à l'origine de ce type d'instrument qui en garde la forme). Parmi les tribus africaines, les pygmées Mbuti de l'Ituri par exemple, emploient non seulement l'arc pour la chasse mais également comme instrument de musique.
C'est encore en Afrique Noire et plus particulièrement dans la zone qui chevauche la R. D. du Congo, le Rwanda et le Burundi que subsiste encore actuellement l'arc musical.
Suivant le type de construction et le mode de mise en vibration de la corde on distingue divers types d'arcs musicaux:
- L'arc en terre (un trou en terre sert de caisse de résonance)
- L'arc en bouche (la bouche du joueur sert de caisse de résonance)
Et la variante importante de l'arc en bouche:
- L'arc musical à calebasse est constitué d'un arc rigide en bois avec une corde tendue entre ses deux extrémités. Il est muni d'un résonateur mobile (parfois plusieurs) fabriqué à partir d'une demi calebasse, retenue contre l'arc par une bague d'étoffe. L'instrument est tenu verticalement, la calebasse appliquée contre la poitrine du joueur, qui frappe (frotte) la corde à l'aide de deux fines baguettes.

Carte postale: avant 1920
Editeur: -
Légende: Le lontanta. Instrument de musique des femmes; Congo-Belge
Pays: R.D. du Congo
fb/lotant
Le Lontanta est un arc musical en bouche. Pour en jouer (ce type d'instrument étant réservé aux femmes), l'arc est tenu dans la main gauche et le manche entre les lèvres de telle manière que la bouche fasse office de caisse de résonance. La corde étant pincée de la main droite entre le pouce et l'index.

Source: L'Illustration Congolaise - 1924
Légende: Musicien jouant de l'arc musical, la calebasse appuyée contre sa poitrine; Warundi
Pays: Burundi



Nom vernaculaire: imuduri / muhani / mutendo
Ethnie: -
Pays: Rwanda
Dimension: ~ 128 cm
Matériau: bois, calebasse, métal, tissu (1 corde)
18:24 Écrit par sanza dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : arc musical, musical bow |
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29.08.2006
Cordophone - Cithare
· Cithare sur bâton: l’instrument est formé d’un bâton ou d’une barre (porte cordes), surmonté d’une ou plusieurs cordes, généralement pourvue d’un résonateur externe en calebasse évidée et tronquée attaché à la partie inférieure du porte cordes.
Ce genre de cithare se retrouve essentiellement en R. D. du Congo, au Rwanda, au Burundi et en Tanzanie. Importée en Afrique de l'est via Madagascar, l'origine indienne de cet instrument est probable; cette cithare, en effet semble une réplique de la "vinâ" sous sa forme la plus primitive.
Cet instrument est généralement joué en soliste et accompagne généralement les chants. L'exécutant, assis ou debout, tient le "bâton", transversalement de manière à ce que l'ouverture de la calebasse s'applique contre sa poitrine; le chevillier est légèrement incliné vers le sol.

Carte postale: avant 1940
Editeur: Missions des Pères Blancs
Légende: Instruments de musique, Afrique Centrale (Tanganika)
Pays: Tanzanie
fb/col1029a

Carte postale: avant 1940
Editeur: -
Légende: -
Pays: R.D. du Congo
fb/col1093a

Photo: Hénault Ch.
Légende: -
Pays: R.D. du Congo
fb/imn39

Photo: -
Source: L'Illustration Congolaise - N° 198 - 1937 - photo p. 6412
Légende: Le sese monocorde
Pays: R.D. du Congo
fb/col1091
Nom vernaculaire: luzenze
Ethnie: Luba
Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 63 cm
Matériau: bois, calebasse, fibres
fb/cith2
Nom vernaculaire: luzenze
Ethnie: Luba
Pays: R.D. du Congo
Dimension: ~ 68 cm
Matériau: bois, fibres
fb/bat2a & 2b
Nom vernaculaire: zeze lenye ubao babata
Ethnie: Zaramo / Kwere
Pays: Tanzanie
Matériau: bois, calebasse, corde
fb/bat1a & bat1b
· Cithare en radeau: l’instrument de forme rectangulaire est constitué de tiges de roseaux assemblées côte à côte en forme de radeau par des ligatures. Les cordes, directement découpées dans l’écorce, sont pincées avec les pouces des deux mains. La sonorité étant faible, le musicien, joue de l’instrument au-dessus d’une calebasse qui sert d’amplificateur. Sa localisation est principalement le Nigéria, Bénin, Niger...

Photo: G. Rouget
Source: G Rouget - Un Roi Africain et sa Musique de Cour - 1996 - photo p. 143
Légende: Une cithare (ajalen) du commun
Pays: Bénin
fb/citrad2
Nom vernaculaire: yomkwo
Ethnie: Koro (Nord-Nigéria)
Pays: Nigéria
Dimension: ~ 44 cm
Matériau: roseau
fb/citrad3
Nom vernaculaire: tianhoun
Ethnie: Bwa
Pays: Burkina-Faso
Dimension: ~ 35 cm
Matériau: roseau
· Cithare en cuvette: l’instrument est formé d’une pièce de bois ou une caisse plus ou moins large, creusée dans sa longueur. Les cordes étant tendues au-dessus, d’un bout à l’autre. On y ajoute parfois un résonateur supplémentaire. Ce genre de cithare en cuvette, (encore appelée cithare en bouclier en berceau ou en chéneau) est en usage dans l’est du Congo au Rwanda, Burundi et l’Est de l’Afrique. Photo: - fb/1446 Carte postale: - fb/cittanz Cette cithare ainsi que les 2 suivantes, se compose d'une pièce de bois ovale creusée en forme de cuvette peu profonde qui sert de table de résonance. Aux deux extrémités de cette cuvette on pratique des encoches en dents de scie qui permettent le passage des cordes qui sont tendues parallèlement à la longueur de la cuvette, en un réseau constitué en fait d'une même corde allant d'une encoche à une autre. Les encoches maintiennent les cordes à la tension vibrante souhaitée par le musicien. L'inanga est l'instrument privilégié des musiciens poètes de ces régions de l'Afrique de l'est qui le jouent pour accompagner des récits épiques dont ils sont les auteurs. Cette cithare se joue posée perpendiculairement au sol, soutenue par les jambes du musicien, qui est accroupi; les cordes sont pincées par les doigts des deux mains. 
Légende:
Pays: Rwanda
Légende: Plaisir d'artistes (Missions des P.P. du Saint-Esprit)
Pays: Tanzanie
Nom vernaculaire: inanga
Ethnie: -
Pays: Rwanda
Dimension: ~ 96 cm
Matériau: bois, corde (8)
Nom vernaculaire: inanga
Ethnie: -
Pays: Rwanda
Dimension: ~ 103 cm
Matériau: bois, corde (8)
Nom vernaculaire: inanga
Ethnie: -
Pays: Rwanda
Dimension: ~ 95 cm
Matériau: bois, corde (8)
Nom vernaculaire:-
Dimension: ~ 71 cm
Matériau: bois, corde (7)
CITHARE en CUVETTE
Nom vernaculaire:-
Dimension: ~ 84 cm
Matériau: bois, corde (6)
Nom vernaculaire: zeze lenye umbo la boga
Ethnie: Kaguru
Dimension: ~ 64 cm
Matériau: bois, calebasse, métal, corde (6)

Nom vernaculaire: zeze lenye umbo la boga
Ethnie: Kaguru
Dimension: ~ 68 cm
Matériau: bois, calebasse, corde (5)


Nom vernaculaire: zeze lenye umbo la boga
Ethnie: Kaguru
Dimension: ~ 112 cm
Matériau: bois, calebasse, perles, fibres


Nom vernaculaire: zeze lenye umbo la boga
Ethnie: Kaguru
Dimension: ~ 112 cm
Matériau: bois


Nom vernaculaire: zeze lenye umbo la boga
Ethnie: Kaguru
Dimension: ~ 99 cm
Matériau: bois


Nom vernaculaire: zeze lenye umbo la boga
Ethnie: Luguru
Dimension: ~ 56 cm
Matériau: bois, métal, pièces de monnaie


Nom vernaculaire: zeze lenye umbo la kihori
Ethnie: Zaramo
Dimension: ~ 67 cm
Matériau: bois, corde(6)
Nom vernaculaire: zeze lenye umbo la kihori
Ethnie: Zaramo
Dimension: ~ 74 cm
Matériau: bois, perle, pièce de monnaie


Nom vernaculaire: zeze lenye umbo la kihori
Ethnie: Zaramo
Dimension: ~ 60 cm
Matériau: bois, corde, perles


Nom vernaculaire: zeze lenye umbo la kihori
Ethnie: Kwere
Dimension: ~ 57 cm
Matériau: bois, corde (6), métal


Nom vernaculaire: zeze lenye umbo la kihori
Ethnie: Kwere
Dimension: ~ 81 cm
Matériau: bois, corde (6)


Nom vernaculaire: zeze lenye umbo la kihori
Ethnie: Kwere
Dimension: ~ 104 cm
Matériau: bois, métal, perles, pièces de monnaie


Nom vernaculaire: zeze lenye umbo la kihori
Ethnie: Kwere
Dimension: ~ 75 cm
Matériau: bois, perles
· Cithare sur planche: encore appelée cithare sur table. Elle a une surface plane ou légèrement incurvée sur laquelle les cordes sont tendues dans la longueur et soulevées parfois par deux rebords ou des chevalets. Un résonateur est parfois ajouté, mais il fait généralement partie de la table (alors cithare sur caisse). On peut encore la trouver en R.D. du Congo et en tanzanie.

Nom vernaculaire: ngela
Ethnie: Luba
Dimension: ~ 35 cm
Matériau: bois, calebasse, métal, corde

Nom vernaculaire: ngela
Ethnie: Luba
Dimension: ~ 38 cm
Matériau: bois, calebasse, métal, corde, peau
Nom vernaculaire: banzu / gombi...
Ethnie: région du Haut-Uele (Boa / Mangbetu / Zande / Makere....)
Dimension: ~ 51 cm
Matériau: bois, écorce, corde (11 restaurées)

Nom vernaculaire: -
Ethnie: -
Dimension: ~ 61 cm
Matériau: bois, métal, corde, cuir
09:04 Écrit par sanza dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : cithare, zither |
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27.08.2006
Cordophone - Introduction
Suite aux blogs africamusica - africamusica2 & africamusica3 consacrés aux instruments de musique traditionnels d’Afrique Noire

"Mais tandis qu'ils parlaient, Ulysse l'avisé finissait de tâter son grand arc, de tout voir. Comme un chanteur, qui sait manier la cithare,... Ulysse alors tendit, sans effort, le grand arc, puis sa main droite prit et fit vibrer la corde, qui chanta bel et clair, comme un cri d'hirondelle."
L'Odyssée, trad. V. Bérard, XXI, 404-411
INSTRUMENTS DE MUSIQUE D’AFRIQUE – Cordophones
CORDOPHONES: cithare, arc, pluriarc, harpes, harpe-luth ou kora, harpe-cithare ou mvet, lyre, luth, vièle
Les CORDOPHONES reprennent l'ensemble des instruments à une ou plusieurs cordes tendues, mises en vibration en les pinçant, en les frottant ou en les frappant.
Cette famille d'instruments de musique est représentée en Afrique Noire par quatre grandes catégories * :
1. Les cordophones simples ou cithares:
Instruments dont la ou les cordes sont fixées parallèlement à la surface du corps de résonance, tendues ou non à l’aide de chevalets et comportant ou non un ou des résonateurs complémentaires; les cithares sont soit idiocordes, soit hétérocordes, et leurs cordes sont pincées, frappées ou frottées.
· Cithare sur bâton: encore fréquentes en Afrique centrale ainsi qu'orientale (R.D. du Congo, Ouganda, Tanzanie...).
· Cithare en radeau: sa localisation est principalement le Nigéria, Bénin, Niger... .
· Cithare en cuvette: encore appelée cithare en "berceau", en "chéneau" ou en "bouclier", elle se présente en Afrique centrale et de l'est (Rwanda, Burundi, Tanzanie...).
· Cithare sur planche: encore appelée cithare sur table on peut encore la trouver en R.D. du Congo... .
· Cithare en caisse
· Cithare tubulaire: à Madagascar
2. Les cordophones sur arcs:
Instruments dont les extrémités de la ou des cordes sont tendues sur une ou plusieurs baguettes, souples ou rigides.
· Arc musical: de l'arc musical simple à l'arc à calebasse que l'on retrouve surtout au (Rwanda, Burundi...).
· Pluriarc: instrument typiquement africain, il existe encore en Afrique équatoriale et centrale (Cameroun, Gabon, R. P. du Congo, R.D. du Congo...).
· Harpe: (arquée, angulaire, coudée, fourchue, à cadre) on peut encore la trouver dans certaines régions comme le Gabon et le nord de la R. D. Congo...
· Harpe-luth ou "kora": instrument par excellence des "griots" de l'Afrique occidentale ou est limité son aire de diffusion, elle se pratique encore de nos jours et ce principalement au Sénégal, Mali, Guinée...
· Harpe-cithare ou "mvet": encore utilisée par les "griots" de l'Afrique équatoriale et centrale (Cameroun, Gabon, Centre Afrique...).
3. Les cordophones à bras:
Instruments formés d’une caisse de résonance supportant deux bras réunis en leur partie supérieure par une barre transversale.
· Lyre: remontant à l'antiquité, son usage est devenu rare de nos jours (Soudan, Ethiopie, Ouganda, Kenya, Nord de la R.D. du Congo...).
4. Les cordophones à manche:
Instruments consistant en une caisse de résonance et un manche. La ou les cordes sont tendues, sur ou à travers un chevalet, de la base de la caisse à un point du manche. La longueur vibrante de la ou des cordes peut être modifiée par des pressions ou effleurement latéral des doigts ou des ongles.
· Luth: comme la "harpe-luth/kora", le luth est lui aussi l'instrument de prédilection des "griots". On le retrouve principalement dans les populations islamisées de la frange sahélienne de l'Afrique.
· Vièle: également répandues principalement dans les populations islamisées de la frange sahélienne et en Afrique de l'est où les populations ont également subit elles aussi l'influence de l'Islam
La présence, l'absence, la densité de l'un ou l'autre de ces instruments de musique varie très fort d'une région à l'autre de l'Afrique:
Le luth et la vièle par exemple, se retrouve essentiellement dans les régions à populations islamisées, tandis que l'aire de diffusion de la kora (harpe-luth) est limitée à l'Afrique occidentale (Côte-d'Ivoire, Sénégal, Mali...).
Comme déjà constaté pour les instruments de musique décrits dans les blogs africamusica - africamusica2 & africamusica3, beaucoup de cordophones qui sont décrits ci-après ont déjà disparus de la vie africaine ou sont en voie de disparition. Seul peut-être la kora, à l'heure actuelle, connaît un réel regain d'intérêt grâce à la « world music ».
Bibliographie sélective:
Aubert L. - Planète musicale (Musée d'ethnographie de Genève), 1991
Bastin M.L. - Art décoratif Tshokwe, 1961
Bebey F. - Musique de l'Afrique, 1969
Buchner A. - Encyclopédie des instruments de musique, 1980
Collectif - Objets-signes d'Afrique, 1995
Cornet J. – Introduction à la musique africaine, 1977
Cornet J. - Art Royal Kuba, 1982
Dagan E. - La calebasse africaine, 1988
Dampierre Eric de - Harpes Zande, 1991
Exposition - Sura dji, 1982
Exposition - Formes sonores, 1990
Exposition - La Parole du Fleuve - Harpes d'Afrique centrale, 1999
Gansemans J. - Les instruments de musique Luba, 1980
InforCongo - Guide du voyageur: Congo Belge & Ruanda-Urundi, 1958
Jenkins J. - Instruments de musique ethnique, 1970
Katende C. - Instruments de musique de Gandajika, 1978
Knosp R. - Enquête sur la vie musicale au Congo Belge, 1934-35
Laurenty J. S. - L'organologie du Zaïre Les cordophones T IV - 1997
Laurenty J. S. - Les cordophones du Congo Belge et du Ruanda-Urundi, 1960
Maquet J. N. - Note sur les instruments de musique congolais - 1956
Polfliet L. - Bodies of resonance, 1985
Schaeffner A. - Origine des instruments de musique, 1936
Söderberg B. - Les instruments de musique au Bas-Congo, 1956
Torday E. & Joyce T. A. - Notes ethnographiques, 1911 & 1922
Tranchefort F. R. - Les instruments de musique dans le monde TI, 1980
Wegner U. - Afrikanische Saiten-instrumente, 1984
*Source de cette classification: Laurent Aubert - Planète musicale; Instruments de musique des cinq continents, 1991- Musée Ethnographique de Genève.
Voir aussi les collections numérisées des Musées:
MEG (Musée Ethnographique de Genève)
MEN (Musée Ethnographique de Neuchâtel)
AMNH (American Museum of Nature and History)

Photo: H. Rosy
Source: L'Illustration Congolaise - N° 221 - 1940 - photo de couverture
Légende: Indigène jouant du zeze (cithare sur bâton)
Pays: R.D. du Congo
fb/col1090

Source: Flagrantes Da Vida na Lunda - J. O. Oliveira - Diamang - 1958 - p. 173
Légende: Petite fille jouant de l'arc sonore, la calebasse appuyée sur sa poitrine
Pays: Région de la Lunda - Angola
fb/cord029

Photo: Hénault Ch.
Légende: Musicien Teke et son pluriarc
Pays: R.D. du Congo
fb/imn38

Photo: Mme Denie (+-1933)
Source: Hénault Ch.
Légende: Muciens jouant de la harpe.
Cette photo à été prise chez les Ngbandi de la région de Mobaye (ex Banzyville)
Pays: R.D. du Congo
fb/imn45

Photo: -
Légende: Musicien et son mvet (harpe cithare)
Pays: R.D. du Congo ?
fb/hcitab

Carte postale: Collection Générale Fortier - Dakar
Légende: 1061 - Afrique Occidentale - Guinée - Griot "Soussou" musicien
Pays: Guinée
fb/39

Carte postale: -
Légende: Musicien de Rabaa "Beni Amer" Djibouti
Pays: Somalie
fb/lyrea

Carte postale: -
Légende: Scènes et types - Négro musicien
Pays: -
fb/luth3
16:53 Écrit par sanza dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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